Il existe un pays où la voiture est un objet de culte, où manger est une obsession (si possible vite, gras et à emporter), où les retraités doivent travailler pour pallier aux pensions trop faibles. Un pays où critiquer le gouvernement fédéral est un sport national, où la richesse côtoie le dénuement complet, où il est possible d'entrer dans un magasins de fringues du XXL au 8XL, où les championnats de hockey, de basket ou de foot US squattent les unes des quotidiens…
Il suffit de traverser le Rhin.
C'est assez surprenant, mais les Allemands ont adopté énormément de comportements et même de mots (on parle de Laptop ou d'usb Stick) américains. On est très loin de l'image d'Épinal… Et parallèlement, les manifestations se terminent aussi bien devant la Chancellerie Fédérale que devant l'ambassade (massive) US. Ca en devient marrant.
Par ailleurs, je découvre le Berlin alternatif et festif, qui se croisent assez souvent. Il n'est pas rare de trouver un club ultra-hype entouré de stations de métros squattées et de terrains vagues parsemés de seringues usagées. Par moment on se demande vraiment pourquoi on vient de se taper une heure de U-Bahn (dont trois stations en bus, logique pour une ligne de métro…) pour arriver nulle part (en l'occurrence, quelque part vers Kreutzberg) avant de tomber par hasard sur un bar-club indo-lounge. Das alles ist Berlin…
Excursion au Flohmarkt de Mauerpark, dans le nord ouest de la ville. C'est un grand marché aux puces dont la majeure partie des "commerçants" semble sortir tout droit d'un teckos (technival). L'endroit idéal pour trouver, au milieu d'un océan de trucs inutiles, des meubles, bouquins et ustensiles divers made in East Germany. Et surtout des fringues de créateurs débutants vraiment po mal (et pas cher en plus).
Ah, j'oubliais. Rencontre avec le RU allemand, Mensa de son petit nom.
Une (dés)organisation un rien soviétique, bouffe hésitante facturée au plat (voire au poids). Fait presque regretter le Fougères…
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